[Seconde chance] On ne sait le bonheur que lorsqu’il nous quitte

Parfois la vie s’invite dans votre existence. Il suffit d’un regard, d’un sourire, d’un parfum pour que votre cœur batte plus fort et qu’un séisme ébranle tout votre corps.

Il suffit d’un mot, d’un rien pour croire à nouveau que tout est possible : l’amour, le bonheur, tous les rêves enfouis que l’on pensait à jamais perdus. Et quand ce rien s’enfuit dans la nuit, il ne nous reste plus qu’à le pleurer ou le chérir parce qu’il est arrivé.

Il y a bien longtemps que ce rien qui était mon tout s’en est allé. Cinq ans. Cinq ans et six jours exactement. Mille huit cent vingt-cinq jours à revoir le visage que j’ai aimé, à réentendre la voix qui m’a charmé, à me remémorer nos souvenirs passionnés. Notre premier baiser. Notre première fois. Ce coucher de soleil de fin d’été. Ces soirées trop courtes à se raconter nos espoirs et nos joies, allongés l’un contre l’autre, dans le cocon tendre et protecteur de la nuit. Ces instants de bonheur se troublent à mesure que le temps nous sépare et j’essaie de les retenir de toutes mes forces pour ne pas les oublier.

Ma vie a été belle. Pendant près de quatre années. Une éternité. Une seconde dans l’immensité du monde. Mais je ne le savais pas. On ne sait le bonheur que lorsqu’il nous quitte. Sauf que c’est moi qui l’ai quitté.

[Texte déposé à la SGDL]

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