[Seconde Chance – Extrait 3] Je n’ai plus de nouvelles

Je n’ai plus de nouvelles. Elle a détruit les ponts qui la rattachaient à moi un à un, méthodiquement, douloureusement.

Bien sûr, il lui a fallu du temps. Elle a tout tenté pour me retenir, pour me raisonner et me ramener à elle, à notre mariage, à notre vie toute tracée, notre maison avec jardin, où des enfants joueraient à colin-maillard, sous l’œil assoupi d’un golden retriever bienveillant.

Elle m’a attendu en bas de chez moi, son visage blême emmitouflé dans une écharpe grise. Elle a cherché mon regard de ses yeux rouges de pleurs et de nuits sans sommeil. Elle m’a couvert de sms, de mots doux comme des caresses. Elle m’a ouvert son cœur, promis le bonheur pour que je ne le cherche pas ailleurs.

Il y a eu les appels en pleine nuit, les cris, la douleur, les « je t’aime » répétés à l’infini. Il y a eu des lettres aussi, toutes plus merveilleuses les unes que les autres. Je ne savais pas que l’amour pouvait écrire de si belles choses, que des lignes désespérées pouvaient à ce point toucher l’âme, la faire douter d’elle-même jusqu’à lui faire rendre les armes.

Nous nous sommes revus. Plusieurs fois. Nous avons refait l’amour. Plusieurs fois. Nous avons voulu y croire. Mais c’était trop tard. Jamais l’amour ne se répare.

Alors, quand elle a compris que c’était vraiment fini, que sur nos sentiments le jour avait fait place à la nuit, elle est partie, est sortie de ma vie.

Ça a commencé par Facebook. Elle m’a supprimé de son compte, effacé photographie après photographie, clic après clic. Comme si je n’avais jamais existé.

L’uchronie s’est poursuive dans la vraie vie. Constance a fait le tri dans nos amis. Elle ne leur a pas laissé le choix, c’était elle ou moi.

C’est terrible une rupture. Ce ne sont pas deux êtres qui se séparent. C’est tout un monde qui s’effondre. En un fragment de seconde, un tsunami balaie votre existence, emportant tout sur son passage, même les relations les plus stables. Finis les tennis du mercredi soir ; Mickaël ne vous renverra plus jamais la balle. Terminés les concerts au stade France ; Maxime, Arnaud et vous n’unirez plus jamais vos voix. Enterrés les déjeuners du dimanche ; celui qui la veille vous considérait comme un fils, n’a plus pour vous que de la haine pour tout le mal que vous avez fait à sa fille.

Toujours et jamais n’existent pas dans le dictionnaire des relations humaines.

Lire la suite : un mariage qui fait mal

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